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Le projet

En 2017, trois choix démocratiques s’offriront à l’électeur : l’alternance, qui fait le jeu du balancier entre deux grands partis déphasés et dépassés; l’alternative populiste qui détruit davantage qu’elle ne construit ; l’abstention qui, au final, fait le jeu des sortants …

La campagne présidentielle permanente et stérile s’achèvera par une échéance à l’enjeu surévalué et à un résultat par défaut.

« Le pays a besoin d’un sursaut et d’un élan collectifs, qui projettent le peuple vers un destin commun. Cessons de nous laisser bercer par l’illusion présidentielle… Il est temps d’ouvrir les yeux sur l’autre échéance de 2017: les élections législatives »

Renvoyées au second plan de l’actualité politique, devenues une simple conséquence des présidentielles, les élections législatives pourraient devenir le véritable enjeu en 2017.

L’élection présidentielle désigne la personnalité qui occupe la plus haute charge, celle du chef de l’Etat qui, légitimé par le suffrage universel, est un « arbitre au-dessus de la mêlée » et incarne la France à l’international. La dimension personnelle compte davantage que le programme.

L’élection législative permet de dégager une majorité à l’Assemblée nationale devant laquelle le Gouvernement est responsable. C’est au premier de ses ministres, qu’il revient d’être « absorbé, sans relâche et sans limite, par la conjoncture, politique, parlementaire, économique et administrative».  Le gouvernement et son chef mettent en œuvre le programme sur lequel ont été élus les députés majoritaires dans leurs circonscriptions.

C’est l’esprit des institutions.

« Les législatives de 2017 risquent de suivre une victoire présidentielle par défaut.

Elles seront une formidable opportunité pour des acteurs de la vie quotidienne, souvent simples spectateurs désabusés de la vie politique, de prendre leurs responsabilités, de reprendre la parole et d’agir pour leur pays.

Elles seront le signe d’un réveil des territoires, qui s’incarnent dans chaque circonscription.

Elles manifesteront que seul un élan collectif – et non les actes isolés d’un homme providentiel – est capable de réinventer la France pour la projeter dans le monde contemporain et dans l’avenir »

Le projet vise à constituer une liste de 577 candidats aux législatives autour d’un programme de centre-droit.

Ces candidats devront incarner leurs territoires, mobiliser des compétences et porter un enthousiasme pour faire bouger la France.

« Il y a urgence ! »

L’évolution du chômage, la dégradation de notre balance commerciale et le nouveau seuil de dette sont les signaux avancés d’une fin de cycle.

On ne peut plus se satisfaire, ni se résigner, à commenter semaine après semaine, année après année, les évolutions du chômage, la persistance des déficits et l’amplification de la dette.

« La France est embarquée dans un cycle infernal de baisse de la productivité de faible compétitivité, de détérioration de son potentiel croissance et de dégradation de ses parts de marché à l’international. Rarement les courbes des données économiques ont été aussi convergentes et autant destructrices de valeurs pour la France ».

Tous ces indicateurs sont liés et il est temps pour nous d’accepter l’existence d’un nouvel environnement économique et concurrentiel qui appelle d’urgence une modernisation de notre modèle.

« Le retard que nous prenons est une bombe à retardement pour nos enfants et petits-enfants ; nous sommes en train de les priver des marges de manœuvre nécessaires à l’adaptation de la France au nouveau monde »

« Les mesures de redressement sont pourtant connues »

Avec ses entreprises…

En stimulant sa croissance par un puissant cycle d’innovation qui lui permettra de restaurer sa productivité et sa compétitivité à l’international.

Ce nouveau modèle appelle des réformes majeures dans les domaines de la fiscalité, pour relancer l’investissement productif et du modèle social, pour baisser le coût du travail, simplifier son organisation et améliorer la formation.

Par ses territoires…

En s’appuyant sur sa diversité territoriale.

Cette priorité appelle une grande réforme de l’organisation de l’Etat et de la gouvernance territoriale, pour mieux exploiter les atouts dont nous disposons au sein de chaque territoire et pour alléger le fardeau de la dépense publique qui pèse sur l’ensemble du système économique et social de la France.

« La France souffre de plus d’un manque de courage à réformer qui est incompatible avec l’éthique de responsabilité qui devrait inspirer l’engagement politique de chacun d’entre nous »

La France est proche de la « cote d’alerte », tant sur le fond que sur la forme.
Au-delà des élections présidentielles, l’année 2017 va être une année décisive pour l’avenir de notre pays qui atteint progressivement sa cote d’alerte : les déficits s’enkystent et le déclin de nos parts de marché sont le signe avant-coureur de notre disqualification dans la mondialisation ; les tensions géopolitiques accroissent notre vulnérabilité ; l’impasse européenne nous éloigne d’une sortie de crise. Malgré un contexte atypique, marqué par des taux d’intérêts quasi-nuls, une parité monétaire favorable et un prix des énergies bas, les indicateurs d’alerte sont de plus en plus nombreux ; ils doivent nous amener à prendre des décisions audacieuses et courageuses pour retourner la situation et ouvrir de réelles perspectives d’avenir.

Sur la forme, la situation est encore plus alarmante car elle n’augure pas d’une réelle prise de conscience des acteurs sur l’ampleur des risques : les partis traditionnels préemptent les élections ; le système des primaires est focalisé autour de leaders politiques usés et disqualifiés par leurs échecs répétés ; le débat se polarise sur les thèmes d’actualité ; la surenchère des promesses électoralistes bat son plein. Tous ces facteurs accroissent la distance entre les Français et la politique. Cette situation détériore la confiance dont la France a tant besoin pour retrouver un élan, renouer avec l’envie d’entreprendre et s’inscrire dans une réelle ambition.

« Notre projet s’inscrit dans cette idée simple que la France ne retrouvera une prospérité durable que si elle mise sur la diversité des talents, sur la richesse de ses territoires et sur la responsabilisation des Français autour d’une vision partagée et ambitieuse de notre place dans le monde.Parce que nous refusons la résignation ; parce que cette approche appelle un profond renouveau du système politique, une refonte de la gouvernance et de l’aménagement du territoire, une mobilisation de nos atouts et un réveil de notre identité culturelle ; parce qu’elle passe par un engagement collectif dans des politiques de long terme autour des priorités économique, sociale et d’éducation ; pour toutes ces raisons, nous nous engageons.

Il nous appartient, ensemble, de redonner à la France du souffle, de l’enthousiasme et de l’ambition ».

Le projet 577 Pour la France se construit autour de six lignes directrices qui structurent sa démarche.

Faire – dès 2017 – de l’Assemblée nationale un espace de renouveau politique en mobilisant les talents dont la France a besoin.

L’analyse : Les présidentielles à venir nous conduisent vers une impasse. Le mythe de l’homme providentiel n’opère plus. Le renouveau se fera dans un grand élan collectif, initié et porté par les acteurs de la vie réelle, autour de ceux qui ont le courage de mettre leur liberté, leurs compétences et leur expérience au service de la France. C’est le pari des législatives pour rebâtir un socle politique représentatif de la France et des Français.

Les idées phares : présenter 577 candidats dans toute la France et élaborer ensemble un contrat de législature sur quatre orientations prioritaires (l’organisation institutionnelle, la compétitivité, la solidarité et l’éducation).

« C’est aux Français de reprendre en main leur destin et d’élaborer enfin un projet courageux et audacieux »

1. Oser une véritable réforme de l’organisation des territoires et de la France pour restaurer nos avantages compétitifs, diminuer les frais de structure qui pèsent sur l’économie et retrouver de la confiance et de l’efficacité.

L’analyse : Avec un ratio de 57% de dépenses publiques dans son PIB, un millefeuille territorial totalement sclérosant et un centralisme de plus en plus outrancier, la France cumule le double handicap d’une faible efficacité de ses politiques publiques et d’un abandon progressif de ses territoires et de leurs atouts. Réinvestir la France par ses territoires dans le cadre d’une organisation rénovée, lisible et moderne de sa gouvernance constitue une priorité pour retrouver des marges de manœuvre budgétaires, entrepreneuriales et sociales.

Les idées phares : Construire une nouvelle gouvernance autour de 400 villes moyennes et de huit métropoles ; transformer le Sénat en Assemblée des territoires ; développer une politique contractuelle entre l’Etat et les collectivités locales ; lancer un fonds d’investissement de 80 milliards d’EUR sur les infrastructures régionales et numériques financé par l’épargne ; embaucher sous contrat privé les nouveaux acteurs de la fonction publique.

« Un emprunt national et populaire permettra de partager avec les Français l’effort de redynamisation, de leur redonner confiance et de financer un programme d’infrastructures sans précédents, pour moderniser la France et réinvestir tous nos territoires (…) ce sera le meilleur des référendums »


2. Accélérer la croissance et l’innovation pour enrayer le déclin de nos parts de marché et assurer un développement durable, ouvert sur le monde.

L’analyse : La France a perdu 50% de ses parts de marché depuis 10 ans. Si, à l’instar d’autres pays d’Europe, elle avait maintenu ses positions, cela représenterait plus de 150 milliards de recettes supplémentaires. La France doit rapidement restaurer sa compétitivité pour éviter un grave décrochage de son économie et un accroissement du chômage structurel qui touche les Français. Cette redynamisation passe par une politique de relance dans les entreprises, de simplification administrative et de stabilité fiscale.

Les idées phares : rénover la fiscalité des entreprises en supprimant les impôts sur la production ; accélérer l’investissement et la prise de risque par une réforme des plus-values de cession ; transférer une partie des cotisations patronales vers une TVA sociale ; recréer des places financières dans chaque région pour drainer l’épargne vers les PME ; créer un salaire minimum régionalisé ; geler temporairement le paritarisme pour opérer de véritables réformes de l’organisation du travail et de l’indemnisation du chômage.

« Une politique de réindustrialisation passe par la mobilisation de l’épargne de proximité, par une rationalisation des contraintes fiscales et sociales, mais aussi par des investissements sur la connexion de nos territoires avec le monde via la modernisation des grands ports maritimes français et les infrastructures numériques »


3. Sauver notre modèle social et restaurer les solidarités de proximité dans un principe de responsabilité.

L’analyse : Le modèle social Français a fait ses preuves et il n’est pas question de le remettre en cause. Pour autant il souffre de deux grandes dérives interdépendantes qui accroissent chaque jour sa fragilité : celle des effets d’aubaine qui génèrent des abus et qui déresponsabilisent les Français ; celle de la détérioration progressive des solidarités quand les efforts demandés relèvent davantage de l’espace familial, des structures associatives ou de la sphère privée que des aides publiques.

Les idées phares : recentrer les politiques sociales sur des critères objectifs ; instaurer une prestation sociale universelle ; relancer la politique familiale en restaurant l’universalité des allocations familiales ; transférer une partie des politiques sociales vers le secteur associatif ou privé dès lors qu’ils sont plus efficients.

« L’Etat-providence n’a pas vocation à se substituer aux solidarités naturelles, familiales ou associatives au risque de détériorer le lien social  (…) l’Etat doit se focaliser sur les besoins réels des Français en difficulté, sur la dignité des personnes et sur le retour à l’emploi »


4. Miser sur la formation et l’éducation des jeunes pour donner à la France toutes ses chances dans le nouveau monde qui se dessine.

L’analyse : L’instruction, l’éducation et la formation sont trois piliers de nos politiques d’avenir. L’instruction se fait à l’école, l’éducation est d’abord l’affaire des familles et la formation se développe aussi avec les entreprises. Or, les orientations prises sont le plus souvent floues et le ratio coût/efficacité de nos politiques publiques est contestable si on regarde ses résultats : décrochage scolaire, démission des parents, inadaptation des formations aux besoins des entreprises, faiblesse de l’apprentissage et déclassement de nos grandes écoles et universités. Il est temps de reconfigurer nos efforts afin de garantir l’égalité des chances et accompagner la redynamisation de nos avantages compétitifs.

Les idées phares : la territorialisation des politiques d’éducation et le renforcement de l’indépendance des établissements scolaires et universitaires ; la création d’un service national obligatoire associé à un apprentissage utile pour le pays ; la réintroduction dans les enseignements des matières culturelles et créatives ; la bascule progressive d’une partie des enseignements en langues étrangères jusqu’à 30% du temps scolaire à l’horizon 2025 ; l’introduction d’une trajectoire d’apprentissage des technologies et des réseaux de l’école primaire jusqu’au collège ; la création d’un « contrat parental d’éducation » qui conditionnera une partie du versement des aides sociales et familiales pour responsabiliser les parents dans leurs missions d’éducation.

« L’école doit faire le double effort, de s’ancrer davantage dans les réalités économiques et culturelles de nos territoires et d’apprendre aux nouvelles générations les langages du XXIème siècle et les enjeux du nouveau monde »


5. Impulser une ambition européenne à partir de ses principes fondateurs de paix et de prospérité. 

L’analyse : Les crises politiques des pays d’Europe peuvent nous conduire à la dislocation de l’Union européenne si nous ne retrouvons pas une ambition collective autour des principes fondamentaux de l’Europe. Le faible impact des politiques de relance de la Banque centrale européenne et la montée des populismes – aggravée par l’évolution de l’immigration – doivent nous alerter. Nous avons plus que jamais besoin d’une Europe forte pour gérer les risques géopolitiques et de sécurité mais aussi pour stimuler une croissance durable.

Les idées phares : Opérer une première étape de « décentralisation européenne » pour s’extraire du centralisme bruxellois et de la prévalence de son hyper-technocratie, renforcer les coopérations inter-régionales, lancer un plan de développement des transports inter-métropolitains et impliquer les élus des territoires dans les politiques européennes ; créer une « Conférence européenne de sécurité et de défense » entre les pays volontaires, dotée de moyens d’intervention mutualisés dans le cadre d’un pacte de coopération dans la lutte contre le terrorisme.

« L’Europe décentralisée doit permettre de renouer avec la confiance, de créer une nouvelle relation entre les citoyens et l’Europe et aussi d’accompagner le développement de nos territoires (…) Une Europe de la sécurité et de la défense doit émerger entre les pays fondateurs pour éradiquer le terrorisme »


6. Reconfigurer les partis politiques et réformer le statut des élus pour redonner de l’énergie à la démocratie

L’analyse : Le système politique fonctionne en vase clos. Il prive la France des compétences dont elle a besoin et éloigne toujours davantage les Français des responsabilités politiques. Les conséquences sur l’action publique sont de plus en plus graves : une moindre efficacité des politiques publiques, des réformes peu audacieuses et une incapacité chronique à remettre en cause des schémas d’organisation surannées qui plombent le budget de l’Etat. Il est urgent de remplacer les professionnels de la politique par des citoyens engagés.

Les idées phares : une diminution du nombre d’élus (cf. la réforme de l’organisation des territoires et de la France) ; un renouvellement des acteurs politiques par : un accès plus facile aux mandats politiques, la création d’un statut de l’élu, l’instauration de nouvelles règles de non cumul des mandats dans le temps et un déplacement du système de financement public de la vie politique vers les candidats plutôt que vers les partis afin de leur permettre de se regrouper et de configurer de nouveaux pôles de rassemblement autour d’idées nouvelles.

« Le financement public des partis politiques a installé les professionnels de la politique dans des communautés d’intérêt de plus en plus déconnectées des citoyens et du monde (…) Pour renouveler la politique, il faut déplacer le financement public des partis vers les candidats et introduire le non cumul des mandats dans le temps »

12 mesures chocs pour faire bouger la France !

Des valeurs socles :

577 Pour la France a mis en place un projet politique construit sur des principes de confiance et de subsidiarité en veillant à ce que chaque Français puisse être l’acteur d’un projet politique, dans toutes ses composantes, à la fois territoriale, économique et sociale.

Ce projet procède d’une vision positive de la France.

Il prône l’audace, l’engagement et la responsabilité. Il constitue un plan de développement pour donner un avenir à la France plutôt qu’un plan de rigueur pour réparer les erreurs du passé.

Des orientations stratégiques :

Cette vision de la France est structurée autour de six orientations stratégiques : l’organisation de la France, la réforme des institutions, la compétitivité des entreprises, la politique sociale, la réforme de l’éducation et l’ambition européenne.

12 mesures chocs qui s’inscrivent dans cette double matrice de valeurs et d’orientations stratégiques

1 – Lancer une vaste réforme de l’organisation et de l’aménagement des territoires pour réinvestir la France et revaloriser tous ses atouts.

Mettre tous les Français à moins d’1h30 d’une métropole connectée au monde et à moins de 20’ des services de proximité auxquels ils ont légitimement droit.

Seuls trois échelons persisteront : 1) les communes, 2) les intercommunalités aux pouvoirs renforcés, organisées autour des 450 villes moyennes et 3) les Régions structurées autour de 8 à 10 métropoles-pivots.

Ce nouvel acte de décentralisation s’accompagnera d’un transfert de pouvoirs réglementaires et normatifs aux territoires.

2 – Proposer aux Français d’être financièrement intéressés et impliqués dans le développement et la prospérité de leur pays.

Lancer un emprunt national de 70 milliards d’EUR, exonéré fiscalement, pour financer un programme ambitieux de relance des investissements publics.

Ce programme d’investissement aura trois destinations prioritaires : 1) développer les mobilités dans le cadre de la nouvelle carte d’aménagement des territoires, 2) revaloriser le patrimoine culturel de la France, 3) accélérer et finaliser la connexion numérique de tous territoires.

3 – Réformer nos institutions et prendre davantage en compte les besoins de nos territoires.

Transformer le Sénat en « Assemblée des Territoires » afin de permettre aux acteurs locaux et régionaux d’être associés aux décisions politiques nationales qui les concerne.

Les présidents des métropoles, des régions et des intercommunalités siègeront au sein de cette instance. Elle légiférera sur tous les sujets qui ont un impact direct sur la vie et le développement des territoires et des Français.

4 – Mettre les jeunes Français en situation de servir leur pays et de lui apporter leurs énergies et leurs compétences.

Créer un service national autour des nouveaux enjeux de la France en termes d’innovation, de création, de sécurité et d’action sociale.

Il offrira à tous nos jeunes l’opportunité à la fois de bénéficier d’une plate-forme d’orientation et de formation, et de contribuer aux grandes priorités nationales.

Sa durée sera variable selon les missions, les projets et les formations retenues. Il s’agira davantage de donner du temps pour la France que d’être mobilisé pendant une période continue.

5 – Créer un service de l’emploi qui soit à l’intersection des attentes des chômeurs et des besoins des entreprises.

Transférer les missions de Pôle emploi à des associations ou des organismes privés, spécialisés par territoire ou par filière, avec des objectifs à atteindre.

Les politiques de l’emploi seront ainsi conduites au plus près des entreprises et de leurs spécificités avec la liberté pour chaque région d’adapter son dispositif à ses enjeux.

6 – Engager les Français dans le développement économique de leurs régions.

Créer des places de marché régionales pour mobiliser l’épargne et l’investir dans le développement des entreprises et des infrastructures régionales.

L’épargne des Français représente une manne financière considérable qui échappe en grande partie au développement de nos PME. Cette épargne disponible est un formidable atout qu’il faut remettre au service de l’investissement productif vecteur de compétitivité et d’emploi.

7 – Ouvrir l’engagement politique aux talents dont la France a besoin pour se moderniser et se développer.

Basculer 50% du financement public des partis politiques vers les candidats, y compris aux élections locales et régionales, afin de faire émerger une nouvelle offre politique.

Ce niveau passerait à 100% à l’horizon 2020.

Cette mesure permettra à des nouveaux acteurs de la vie politique de bénéficier de financements publics pour accompagner leurs projets.

8 – Intéresser les forces de police et de gendarmerie à l’efficacité des mesures de sécurité prises sur le terrain.

Créer un fonds de sécurité abondé par les compagnies d’assurance pour compléter la rémunération des policiers et des gendarmes dans les secteurs où la sécurité progresse.

L’idée est de rétablir une cohérence entre la performance et la motivation de ceux qui travaillent sur l’une de nos priorités nationales. Ce fonds sera abondé à la fois par les prises réalisées auprès des délinquants et par les économies réalisées par les assureurs.

9 – Réformer le système des allocations sociales.

Remplacer les différentes allocations par un bouclier social qui assure aux Français un socle de droits dès lors qu’ils sont en difficulté.

La création d’un bouclier social permettra de mettre fin au maquis des systèmes d’aides sociales, d’instaurer un mécanisme équitable et lisible de redistribution et d’éliminer les effets d’aubaines. Il sera calculé à partir d’une série de paramètres liés à l’âge, à la situation familiale et au domicile.

10 – Introduire un engagement réciproque dans le cadre des prestations sociales et familiales

Soumettre les prestations familiales à un « contrat des droits et des devoirs » entre les familles et les organismes payeurs.

Cela permettra de distinguer ce qui relève des responsabilités de chacun dans l’éducation des enfants en prenant en compte les difficultés de certaines familles.

11 – Mobiliser davantage les ressources bénévoles et associatives.

Créer un statut « d’associations/ de bénévoles des services publics » pour déléguer davantage de missions de services publics au secteur associatif.

Cette mesure s’accompagnera de mesures spécifiques liées au statut des bénévoles concernés, en particulier en matière d’accès à la formation et de bonification de leur retraite.

12 – Inscrire l’Europe dans une nouvelle perspective de projet.

Lancer un programme européen d’infrastructures de mobilités pour promouvoir une Europe décentralisée construite autour des régions et de leurs projets. 

Ce programme serait orienté dans trois directions : 1) la circulation des européens entre les grandes métropoles, 2) la mutualisation des grandes infrastructures portuaires et de leurs hinterlands, 3) le lancement d’un programme de recherche et de développement des systèmes de transport d’avenir.

Télécharger les 12 mesures chocs en cliquant ici

Télécharger l’ensemble des propositions de 577 pour la France « pour une nouvelle [géographie] politique  » en cliquant ici